Le réconfortant burger gaufré de Gumbo Yaya – Conejo Valley Observer – Cuisine Actuelle


Le Père Noël s’est trompé de cadeau ? Vous venez de vous faire larguer ? Votre équipe préférée a-t-elle été battue ? Dans ces cas (la liste n’est pas exhaustive), quoi de mieux que de se jeter sur des aliments réconfortants pour soigner ses douleurs ? Heureusement que c’est exactement ce que vous trouvez sur la carte de Gumbo Yaya, à deux pas de chez le colonel-Fabien, dans le 10e. Le nom du restaurant signifie « brouhaha » en langue cajun (le français régional de la Louisiane) ; on comprend vite pourquoi.

Oubliez tout ce que vous savez sur la volaille à la française. Nous sommes à mille lieues de la poule à la marmite d’Henri IV. Ici, le poulet est frit comme un roi. Après avoir été délicatement mariné dans un bain de « babeurre » (babeurre), il est enveloppé dans deux types de farines différentes (maïs et blé) avant d’être plongé dans de l’huile bouillante, ce qui lui confère un délicat équilibre entre un cœur d’une exquise tendresse et chapelure croustillante.

Poulet, gaufre et sirop d’érable

Ces morceaux de poulet frit sont ensuite servis dans un panier avec frites, gaufres et sirop d’érable à gogo, un peu comme le sud des États-Unis, d’Atlanta à Louisiane. Pas de mode d’emploi pour savourer ce plat gargantuesque. Dégustez-le comme bon nous semble, et personne ne vous jugera si vous baignez un morceau de poulet frit dans un mélange sauce piquante/sirop d’érable.

Si la « gaufre au poulet » est le plat signature de la marque (deux morceaux de poulet frit et quatre petites gaufres, 11 euros sans accompagnement), on vous incite vivement à craquer pour le gargantuesque « gaufre burger » (12 euros). Le morceau de poulet est cette fois surmonté d’une dose gourmande de cheddar et encadré de deux généreuses gaufres. Le tout accompagné de coleslaw (coleslaw) et garni de frites. Les autres « accompagnements » comprennent le macaroni au fromage (macaroni cuit au four avec du fromage fondu) ou le pain de maïs (pain de maïs cuit dans une poêle).

Ode à la « soul food »

Avec ses plats réconfortants qui, ne nous mentons pas, sont attachés au corps, Gumbo Yaya perpétue ainsi la tradition de la « soul food », la nourriture de l’âme, gourmande et réconfortante. Une philosophie qui trouve ses racines dans la culture culinaire afro-américaine du grand sud américain, lorsque les esclaves préparaient une nourriture qui pouvait leur fournir de quoi durer.

Nous affluons désormais dans tout Paris et son centre-ville pour déguster la cuisine de Lionel et de son équipe. Le prix de ce succès reste la file d’attente, qui peut vite s’allonger comme un bâton de mozzarella. Le week-end, comptez jusqu’à une heure d’attente, l’occasion d’aller vous promener dans le quartier ou de siroter un verre de thé glacé de la maison. Le restaurant propose également de vous prévenir lorsque votre commande est prête. Attention délicate.

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